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TICE et apprentissage

Le Haut Conseil de l'Education publie un rapport sur le numérique à l'école

L’usage du numérique s’est fortement développé et banalisé dans les foyers.  Les jeunes sont nés et vivent avec ces technologies de l’information et de la communication. D’ailleurs les chiffres nous montrent que 77% des 12-17 ans se connectent tous les jours à internet et 90% d’entre eux se déclarent « compétents » en matière d’usage des technologies de l’information. Internet occupe une place presque aussi  importante que la télévision dans notre quotidien. En effet, les français passent 2h17 par jour sur internet contre 3h07 pour la télévision et 38 minutes pour la lecture. Comme le dit le texte de ce rapport les 38 minutes de lecture sont à relativiser dans le sens où une partie du temps passé sur internet est utilisé à lire des informations.

Quoi qu’il en soit, les chiffres cités dans ce rapport montrent bien l’importance grandissante de ce média. Or, il s’avère que l’école française est « à la traine » dans l’utilisation des TICE.  Le risque est grand d’un décalage de plus en plus important entre le monde de l’école et le quotidien des élèves.  De nombreuses études citées dans le rapport montrent le manque d’équipement  et de formation pour les enseignants français.  Le plan Ecole Numérique Rurale est cité comme un exemple permettant de réduire la fracture numérique et permettant de développer l’usage des Tice au sein des classes. Ainsi, le haut conseil de l’éducation propose un équipement de toutes les classes  de CM2 des écoles de France.

Les fonds seront-ils débloqués, le ministère suivra-t-il ces recommandations?

Les réponses ne devraient pas tarder à arriver, toutefois, il est important de noter que le simple fait d’équiper les classes de CM2 ne suffira pas à augmenter l’utilisation des TICE dans les classes. Des mentalités, des fonctionnements sont à faire évoluer. Ces outils viennent questionner la place de l’enseignant: il n’est plus celui qui sait et qui transmet. Il n’est plus le seul à détenir la vérité. Seul la formation permettra une utilisation de l’ordinateur au service des apprentissages.

Et pour cela, 18 heures ne suffiront pas. Elles doivent absolument être complétées par un accompagnement des équipes recevant ce matériel sans quoi les TBI et autres classes mobiles  risquent fort de prendre la poussière…

Pôle organisation et analyse de la pratique

En classe, le clavardage c'est bien !

Si à l’école il est préférable de ne pas trop bavarder, il n’en est pas de même du clavardage. Ce mot-valise est l’appellation que les québécois ont choisie pour nommer ce que la langue anglaise désigne par  » chat « . Mais qu’en est-il exactement ?

Le plaisir de clavarder

Un essai de définition de ce mot-valise construit avec « clavier et bavardage » pourrait être « action qui permet à des internautes de communiquer entre eux en temps réel ». Il s’agit donc d’un rendez-vous où, en classe, des élèves peuvent se retrouver à distance et réaliser des activités collaboratives. De là, des tonnes d’idées peuvent naître pour engager les élèves dans un projet de communication qui leur permettra de développer des compétences dans divers domaines : TUIC, Langue française, culture humaniste, compétences sociales et civiques…

Quand on cherche des classes qui pratiquent cette activité et publient sur le net, on s’aperçoit qu’elles sont peu nombreuses en France. Alors pourquoi ne pas se lancer ? Vous pourrez trouver des idées, des expériences en suivant ces liens : Clavardage et pédagogieClavarder sans s’égarerClavardage pédagogique

Pour clavarder, il vous faut :
- un ou plusieurs ordinateur(s) par classe,
- une connexion internet ADSL c’est mieux !,
- un logiciel de « chat » (Messenger, Skype…); une adresse que l’on crée avec ce logiciel,
- un projet de communication : par exemple un jeu de questions – réponses sur un thème décidé préalablement entre les classes participantes. Lorsque les classes se connectent, l’une est chargée de poser les questions sur le thème et c’est aux autres classes de répondre le plus rapidement possible.
- On peut ajouter une webcam si on a une connexion rapide… mais dans ce cas, on travaillera plutôt la langue orale et il ne sera pas facile de faire travailler tous les élèves en même temps.

Dans ce type de projet, très intéressant pour les classes à plusieurs niveaux, dans les écoles numériques rurales, on imagine bien comment organiser sa classe par ateliers où les CM vont clavarder sous l’oeil vigilant de l’enseignant qui animera avec les CE une séance d’apprentissage collective. Il faut savoir, en plus, qu’il est possible de garder une trace écrite de tout ce qui a été échangé par les élèves qui clavardent. Vous imaginez bien comment reprendre ces écrits pour mener des séances spécifiques d’étude de la langue ! C’est vrai qu’il s’agit d’une forme de situation de communication nouvelle où l’écrit prend une forme plutôt orale et les discussions s’apparentent plus à un échange téléphonique (voire SMS) qu’à une lettre envoyée par courrier postal. Eh bien, n’est-ce pas là l’occasion de travailler avec nos élèves sur les règles de l’oral et de l’écrit, les règles de politesse et de respect d’autrui, les règles qui veulent que l’on soit compris au plus juste de sa pensée en utilisant les mots, les tournures appropriés… Développer le plaisir de maitriser sa langue et de partager avec autrui.

Alors à vos claviers